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Point de situation du passage au niveau 3 du plan anti-dissémination du chikungunya dans l'Hérault

Point de situation au 14 novembre 2014

7 cas autochtones de chikungunya étaient confirmés dans le quartier de Las Sorbes lors du dernier point de situation le 31 octobre.
Dans le cadre de la surveillance mise en place, 4 cas autochtones supplémentaires ont été confirmés depuis, dans le quartier Las Sorbés, portant le bilan à 11 cas autochtones. Ces 11 cas sont survenus entre le 09 septembre et le 22 octobre. Toutes ces personnes qui ont présenté les symptômes il y a plusieurs semaines sont guéries et en bonne santé.
La circulation du virus est contenue.

Rappel des actions engagées :

L’ensemble du quartier a été traité par des interventions successives de démoustication menées par l’Entente Interdépartementale de Démoustication (EID).

En lien avec les services de l’éducation nationale, un courrier a été adressé en sorte que les parents d’élèves et le personnel des établissements scolaires des zones concernées soient informés.

Point de situation au 31 octobre 2014

Depuis le point de situation du 23 octobre, les enquêtes épidémiologiques de terrain et les informations recueillies auprès des médecins montpelliérains ont permis de détecter une dizaine de cas suspects de chikungunya. Un certain nombre ont été infirmés, d’autres ont été confirmés par le Centre national de référence. Pour quelques-uns qui ne concernent que le quartier de Las Sorbès, les examens sont encore en cours.

Le bilan à ce jour est de 7 cas autochtones confirmés de chikungunya dans le quartier de Las Sorbes. La plupart de ces cas ont présenté les symptômes il y a plusieurs semaines et sont guéris et en bonne santé.
Nous sommes donc en présence d’un seul foyer de cas montpelliérains car ne sont concernées que des personnes résidant ou ayant séjourné dans le quartier de Las Sorbes.
L’ensemble du quartier a été traité par des interventions successives de démoustication.
En lien avec les services de l’éducation nationale, un courrier a été adressé en sorte que les parents d’élèves et le personnel des établisse ments scolaires des zones concernées soient informés dès lundi, jour de la rentrée scolaire.

Le travail d’investigation mené vendredi 24 octobre dans un quartier de Gignac n’a pas permis d’identifier de cas.

Point de situation au 23 octobre 2014

Suite à la détection du virus chikungunya chez quatre personnes n’ayant pas voyagé, des enquêtes de terrain épidémiologiques et entomologiques ont eu lieu hier à Montpellier sur le quartier de Las Sorbès, comme annoncé.

Une dizaine de cas suspects, parfois anciens, ont été repérés. Ils sont en cours de vérification. Dès à présent, un autre cas de chikungunya a été confirmé par le Centre national de référence. Cette personne avait également fréquenté le quartier Las Sorbès.


Le travail d’investigation se poursuit autour des lieux où les personnes, cas confirmés, ont séjourné ou travaillé et pour lesquels la présence du moustique tigre est avérée.
Dans ce cadre, vendredi 24 octobre, une enquête de terrain aura lieu sur un quartier de Gignac.


Ce travail d’investigation indispensable vise à repérer les lieux où la circulation du virus est possible. Ceci permettra de proposer, dans ces secteurs, une prise en charge adaptée et de pouvoir poursuivre l’élimination des moustiques et de leurs larves.

Le 21/10/2014 passage au niveau 3 du plan de dissémination du chikungunya dans l'Hérault

Le 20 octobre 2014, le centre national de référence des arboviroses a confirmé l’existence de quatre cas autochtones de chikungunya dans l’Hérault. Les patients de la même famille résidant dans un même quartier de Montpellier, sont guéris et en bonne santé. Afin de prévenir toute dissémination du virus, et conformément au plan national anti-dissémination de la dengue et du chikungunya, les mesures de surveillance épidémiologique et entomologique sont renforcées. En particulier, des actions de démoustication sont en cours autour de la zone de résidence des personnes contaminées.

Le risque de développement d'une épidémie est considéré comme faible mais ne peut être exclu, en raison de l’implantation importante du moustique Aedes albopictus (moustique tigre) dans le département de l’Hérault.

Conseils de prévention

Le risque de développement d'une épidémie est considéré comme faible mais ne peut être exclu, en raison de l’implantation importante du moustique Aedes albopictus (moustique tigre) dans le département de l’Hérault.

Le Préfet de l'Hérault et l'Agence régionale de la santé en appellent donc à la mobilisation individuelle et collective et demandent aux personnes résidant dans l'Hérault d’adopter un certain nombre de mesures visant à maîtriser la dissémination du virus. 3 conseils de prévention :

  • Détruire les gîtes potentiels de reproduction et de développement des moustiques autour et dans l’habitat en supprimant les eaux stagnantes où se développent les larves : retirer toutes les soucoupes des pots de fleurs, mettre à l’abri tous les objets susceptibles de se remplir d’eau de pluie ou d’arrosage et nettoyer au moins une fois par semaine tous les endroits où l’eau peut stagner (gouttières, siphons, vases, détritus , etc).
  • Protéger l’habitat : utiliser des diffuseurs d’insecticide à l’intérieur et des serpentins à l’extérieur, installer des moustiquaires et allumer la climatisation au besoin car les moustiques fuient les endroits frais.

L’application de ces mesures sur le territoire départemental vise à ralentir la progression de l’implantation du moustique.

  • Se protéger individuellement des piqûres de moustiques : porter des vêtements longs, appliquer sur la peau des produits anti-moustiques, surtout la journée (en respectant les précautions d’emploi, en particulier chez l’enfant et la femme enceinte) et installer des moustiquaires de berceau chez le nouveau-né et le nourrisson.
Comment se transmet le chikungunya ?
  1. Un moustique “tigre” sain pique une personne infectée par le virus.
  2. Quelques jours plus tard, le moustique infecté devient contaminant.
  3. Ce moustique transmet le chikungunya à une autre personne saine en la piquant.
  4. Pendant au moins 1 semaine après l’apparition des symptômes, la personne malade peut contaminer un moustique sain qui pourrait ensuite piquer d’autres personnes et leur transmettre la maladie.
    Il faut 4 à 7 jours pour que les symptômes apparaissent chez la personne contaminée par le moustique.
Quels sont les symptômes du chikungunya ?

Le chikungunya se manifeste par l’apparition brutale d’une fièvre souvent supérieure à 38.5°C et généralement accompagnée de :

  • douleurs articulaires,
  • courbatures,
  • éruption
  • maux de tête…

Consultez rapidement un médecin en cas de fièvre brutale et de douleurs articulaires.


Aedes albopictus et maladies vectorielles